L’implantation congolaise des rebellions étrangères : un atout mal géré.
Sage Ndelele, 15/02/2010
Les conflits ethniques au Rwanda et au Burundi ont eu des impacts militaires et politiques profonds sur la RDC et même au-delà, en exportant une culture de la machette, bref de la violence fanatique et de la xénophobie ethnique. Ces événements ethniques sont devenus plus traumatiques dans certaines entités congolaises proches du Burundi et du Rwanda, ce qui démontre le lien entre ce qui continue de se passer en RDC et les événements traditionnels à ces deux pays frères. Il y a cependant une évidence considérable de l'exportation des conflits rwandais « hutu-tutsi » dans la RDC pour donner lieu non seulement à des buts sécuritaires avérés par Kagame, mais aussi a des objectifs politiques camouflés. L'argument ici est que ce qui se cache derrière les rivalités rwando-rwandaises fait subir a la RDC une politique de conquête, destinée à donner plein des droits territoriaux à l’ethnie tutsie pour usurper les terres congolaises. C'est en effet ce qui s'explique par le réalisme régional par lequel les événements ethniques du Rwanda causent des tentatives du ravissement territorial congolais.Ce chaos territorial qui engendre la méfiance ethno-tutsie n’est qu’une couverture, c.-à-d. ce qui est rapidement visible. Sinon le problème est plus profond que ce que les gens pensent. Il faut aussi savoir que la participation des rebelles Hutu (les Interahamwe) dans des activités guerrières n’agit pas au détriment de la RDC comme le fait savoir le sectoriel tutsi, le président Kanambe. Les Interahamwe peuvent être d’une grande utilité aux milices congolaises pour nous aider à contrer la réalisation d’un envahissement congolais intégral par nos ennemis communs. Cette utilité doit être pourtant associée à la possibilité d’une promesse cruciale de notre part, d'une aide semblable par nos milices lorsqu’elles auront leur victoire et devenir ainsi l'armée nationale congolaise. Rappelons ici que chaque pays africain qui était impliqué dans le conflit congolais, le faisait comme une sorte de réponse sécuritaire pour suivre le sanctuaire de sa propre rébellion en RDC. L'idée est que les rebellions étrangères demeurant en RDC pourraient devenir une force stratégique pour les congolais épris de liberté à condition qu’elles soient bien encadrées.