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La menace ethnique réciproque et la violence en RDC

SAGE, -Pour KINCONGOiNFO
14 Octobre 2009 à 2:12
L’explication du comment les groupes ethniques se mobilisent les uns contre les autres dépend des circonstances de mythes ethniques. La question de savoir pourquoi les groupes ethniques se font la guerre en RDC exige de connaitre l'outrance des vieilles menaces ethniques réciproques, et qui sont susceptibles d’être utilisées par les idéologies nationales. Cela signifie que la tension ethnique a été amplifiée par l'application de la politique symbolique parce que les mythes ethniques ont donné lieu aux relations hostiles entre différents groupes ethniques. C’est pour cette raison que le problème de la mobilisation persistante des groupes armés peut soulever beaucoup de questions à propos de ce que représente vraiment l’ethnicité pour une société conflictuelle (Maré, 1992:1). La mobilisation ethnique en RDC a décidément classé les gens par catégories, distinguant ainsi les méchants de ceux que l’on considère comme les gentils. Celles-ci sont des pratiques de caractérisation (Hogg et Abrams 1988:20; les Miles, 1989).
C'est pourquoi les groupes ethniques interprètent le caractère hostile des groupes rivaux à travers les mythes, en revendiquant la menace mythique, laquelle s’organisera déjà dans une composante des conflits ethniques. Le stade de mobilisation ethnique est alors facilité par la difficulté de résister aux événements mythiques non certifiés qui aident à endosser l'impact des rivalités menaçantes. Dans cette vue, la mobilisation ethnique s’explique en RDC comme un dérivé des capacités de dominer. La capacité de détruire d'autres groupes pourrait rendre infirme le compromis entre groupes afin de concrétiser l'hégémonie du groupe dominateur. Cependant, le groupe dominateur pourrait à son tour faciliter la violence du groupe dominé par le mécanisme d’équilibre de force; contrant ainsi la capacité de domination pour le groupe fort (Lemarchand, 1995:17-33). Cela se produit quand l’un des groupes ethniques rivaux a tendance à avoir une influence sur d'autres groupes, créant ainsi la cause de mobilisation de l’autre troupe.
Sekulic (1997) dans sa théorie du rapport entre ethnicité et protection du pouvoir politique avait suggéré que l'étude des conflits devrait être fermement centrée sur la capacité de mobilisation ethnique susceptible d’augmenter le niveau de contrôle du pouvoir des uns et les raisons d’insécurité des autres. Maintenant, quand les mythes ethniques donnent la possibilité aux groupes ethniques d'acquérir des idéologies violentes, cela peut être visiblement accompli selon la politique mythique. Ce qui signifie que les groupes ethniques sont incités à s'organiser efficacement dans des unités de conflit à travers les mythes ethniques. Dans ce sens, nous pouvons dire que les mythes ethniques ont tant utilement convaincu les différentes ethnies congolaises et rwandaises à se faire la guerre et à se menacer mutuellement. Les actions basées sur les mythes ethniques peuvent alors être confirmées comme un accomplissement de la première étape du conflit ethnique. Pendant que la mobilisation ethnique est en soi conçue comme un processus par lequel les idées d'ethnicité sont organisées pour la guerre; en s’accomplissant à travers les menaces réciproques. Les mythes ethniques sont donc potentiellement menaçants lors que les leaders politiques sont capables de les utiliser comme solutions aux problèmes de ces menaces. Dans cette condition, un groupe ethnique peut opter pour la violence après avoir évalué comment il subirait probablement des attaques violentes à la suite du manque de ses propres actions violentes. C’est pourquoi si la menace ethnique réciproque et la violence politique ne peuvent pas être séparées, on peut dire la même chose des mythes ethniques et de la politique mythique.
Références
-Hogg M, & D, Abrams, 1988, social identifications, a social psychology of intergroup relation and group processes, Routledge, London.
-Lemarchand, R, Pattern of State collapse and reconstruction in central Africa, in the issue and Lemarchand, Burundi, ethnic conflict and genocide, New York, Cambridge University Press, 1995, pp17-33.
-Maré, G, 1992, Ethnicity and politics in South Africa, Zed Books, London & New Jersey.
-Miles R, 1989, Racism, Routledge, London.
-Sekulic, 1997, the creation and dissolution of the multinational state, the case of Yugoslavia, Nations and nationalism, 3 (2), 165-80.
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