Quand on pense aux questions supérieures qui retiennent notre attention en tant que militants patriotes, et même en tant que simples congolais,on doit très vite commencer à penser au leadership congolais et au rôle de Monsieur Kanambe, le dit Kabila. Que fait-il pour que les congolais puissent misérablement vivre ? Il me semble que notre président soit plutôt en train d’aggraverla misère sociale par son adjonctiond'événements abominables et répugnants au Kivu. Il joue ainsi le rôle destructeur par l’élargissement du malheur auquel tout le monde veut pourtant échapper en tant que congolais. Remarquez que Kanambe semble trop s’octroyer le monopole de l'utilisation d’une violence plutôt destinée contre les fils de ce pays. Alors, pourquoi lui obéir s’il est loin de satisfaire tant directement qu'indirectement, les besoins vitaux et les désirs du peuple congolais ? Un chef d’état qui se distingue dans la mystification politique n’est ni digne d’être considéré comme légitime par nos citoyens, ni digne d’être accordé la continuation de son mandat. C’est pourquoi, étant donné son activité politique superflue, les congolais doivent s’engager à le désobéir, et à mépriser ses lois. On n’a donc pas le devoir d’obéir à l’autorité médiocre de Kanambe, étant donné qu’il ne s’intéresse pas formellement à la bonne conduite de notre état. Si on se permet d’identifier une bonne raison pour obéir à Kanambe, on peut facilement trouver que les congolais lui obéissent simplement par la peur de son pouvoir. Oui, ils ont peur que son pouvoir de nuire ne puisse se retourner contre eux. L’éventuelle violence de Kabila ou la menace de sa violence probable fait que les congolais soient forcés dans une attitude obéissante à leur chef d’état déloyal. Ils lui obéissent parce qu'ils sont effrayés de l’éventuelle problématique de la violence naturelle accordée aux ressortissants rwandais, toutes ethnies confondues.
Il serait par ailleurs erroné d’accorder à monsieur Kanambe seul la responsabilité de la peur congolaise de l’autorité du chef de l’état. La raison traditionnellement historique pour comprendre l’obéissance des congolaisà Kanambe, c’est celle que Mobutu avait inculqué à tous les zaïrois, àsavoir, l’Authenticité ou la nécessaire obéissance à l’état par respect au chef. C’est ce que Max Weber disait en avançant le fait que si l'état doit bien exister, le dominé doit bien obéir à l'autorité réclamée par cet état. Kanambe ne fait que jouir d’un comportement qui lui est totalement antérieur, puisqu’ayant été plutôt initié par le président défunt. Certains philosophes politiques appellentceci le principe d’obéissance par habitude. Aujourd’hui, l’habitude fait que les congolais obéissent même à leur propre soumission. Notez que l'habitude ne constitue pas ici une raison valable pour obéir à un état irrégulier. D’ailleurs, selon les philosophes et politologues, le critère d’habitude n’est pas le fondement adéquat d’une bonne Société. L’habitude rend la libération et la révolution difficilement réalisables. Il y a donc un besoin de se libérer des habitudes peureuses, car nous ne sommes plus des esclaves pour être gardés dans la soumission et le respect de nos tourmenteurs. On doit utiliser notre potentiel pouvoir, lequel est d’ailleurs le plus redoutable que celui qu’exerce actuellement Kanambe et ses acolytes : c’estle pouvoir de pensée indépendante. Refusons d’être conditionnés à un comportement obéissant qui profite aux ennemis de notre peuple. Si l’obéissance est devenue le mode de vie implicite pour les congolais, cela doit changer. Il faut encore rappeler ici que nous avons connu une élite politique récalcitrante devantl’oppression, et je ne manquerai pas de citer Patrice Lumumba et Désiré Kabila.
Maintenant, il est grand temps que l’élite congolaise se mette à l’œuvre pour montrer la possibilité d’une alternativeà l’imposteur. N’est-ce pas que les congolais obéissent présentement à l’imposteur parce qu'ils ne peuvent plus penser à unealternative à son pouvoir ? L’imposteur a déjà faitcroire que la résistance est inutile étant donné que le pays est presque entièrement renversé à son compte. En effet, la domination politique dont font face les congolais peut curieusement être définie comme la condition politique dans laquelle le détenteur étranger du pouvoir peut justifier sa légitimité à travers des élections manipulées. D’ailleurs des électionsgagnées illégitimement peuventêtre invoquées pour aider à soutenir l’occupation congolaise. J’ai bien peur de dire que toutes nouvelles élections soient vraisemblablement un moyen bien soigneux pour soutenir la continuité de l’occupation. Ce qui veut dire que toutes nouvelles élections organisées dans ces conditions pourraient même être nécessaires pour déprotéger notre élite politique. C’est dans ce contexte que Bemba est en prison et que les vrais massacreurs de nos populations jouissent encore de la protection de Kanambe et de ses complices rwandais. C’est pour cette raison que j’insister sur le fait que des élections organisées sous Kanambe n’aurons ni rationalité juridique, ni légitimité congolaise. Si tout le monde sait que son arrivée au pouvoir avait été antidémocratiqueet non conforme aux règles correctes de la prise de pouvoir, tout le monde sait également que sa nationalité est douteuse et donc ce critère ne lui permet pas d’être ni candidat ni organisateur des élections congolaises.
S’il est possible de ne pas s'intéresser à la politique rwandaise et au pouvoir de Kanambe, il n'est pourtant pas possible d'en être non affecté. Alors vous n’êtes pas obligé d’être gentil avec Kanambe, quel que soit le degré de la légitimité sournoise, à laquelle il fait référence. L'ordre économique, social et politique que vous entériner sans vous en rendre compte n’est légal qu’à cause de vous. Vous pouvez donc mettre fin au problème de l’occupation congolaise, car la légitimité de Kanambe ne se fonde que sur votre patiente obéissance. Je vous préviens que la pratique des rites trompeurs d'élections va continuer, et à côté de cela, la paralysie des responsables de la justice légale et de l'administration jouera un rôle significatif aussi bien dans la fausse légitimation de l’actuel chef de l’état que dans le fait de perpétuer sa politique pragmatique rwandaise. Ceci aura comme conséquence la continuité de l’instabilité politique contre toutes alternatives à Kanambe. Max Weber nous fourni pourtant un espoir extrêmement utile en suggérant que toute légitimité d'un régime variera selon différents individus au cours du temps. Le régime pro rwandais peut en fait espérer un niveau assez bas de soutien populaire au fil du temps. Disons tout simplement que ce temps est proche ! La légitimité de Kanambe va bientôt devenir fluctuante, mais nous devons constamment la montrer du doigt. La violence que nous vivons aussi bien au Kivu qu’à Kinshasa (ex. empoisonnement massif des politiciens) démontre le degré de fluctuation de la légitimité de notre pauvre chef d’état. Plus un régime est considéré comme illégitime, moins il devra recourir aux actions pacifiques pour maintenir l'ordre et garantir l'acceptation des lois.
Je voulais signifier par ces pages que l’étendu de l'acceptation de la légitimité de Monsieur Kanambe Kabila rend la domination des congolais plus facile et beaucoup moins résistante. C’est dans ce concept que Kanambe a étélégitimé au Congo à cause de la peur ou de l'habitude des congolais, mais aussi à cause du complot planifier de la part de Rwandais pour que Kagame puisse enfin nous mettre sous tutelle. C’est dans ce sens que le Rwanda, à travers Kanambe, exerce incontestablement une autorité légitime en RDC. Alors, peu importe comment monstrueux ce régime étranger peut devenir pour nous, peu importe les dangers que son acolyte Kanambe peut poser sur nous, peu importe la revendication légitime à son autorité, nous devons tous scrupuleusement manifester contre d’incorrects revendications politiques à la souveraineté de notre cher patrie. Vive la RDC.