Origine occidentale des guerres congolaises
Sage Ndelele, 24/02/10
Les divisions ethniques et les guerres civiles semblent être une nouvelle stratégie néo-colonialiste pour limiter la capacité des changements africains en maintenant tant l'exploitation économique que la domination politique. La preuve en est que certains grands érudits avaient déjà exposé le fait que les divisions ethniques auraient été fabriquées par les néo-colonisateurs européens et même par l'Église catholique (peter Hebblethwaite, 1994; James C. McKinley, 2001). Pour l'instant, le point focal de cette notion exige que les conflits ethniques congolais soient apparemment des processus politiques contrôlés au-dehors, et par lesquels les rebelles congolais Tutsis et le gouvernement rwandais ne sont justement que des instruments de la politique néocoloniale explicatrice et dominatrice, laquelle est aussi déterminée par l’impérialisme occidental.
Je suggère ici que les invasions de la RD Congo sont réalisées par les pouvoirs néocoloniaux et que lorsque les congolais sont subdivisés en petits groupes antagonistes, cela dépend du rôle joué par les pouvoirs occidentaux qui donnent à un seul groupe ethnique le monopole de la menace. Cela peut illustrer comment les influences occidentales se fusionnent pour garder les Tutsis dans la position de force dans presque toute la région des Grands Lacs (Ouganda, Rwanda, Burundi, et RDC). Cela illustre comment la présence des sociétés Anglo-américaines dans la RDC orientale (voire Global Finance de juin 1997) peut avoir contribué à l'effondrement du pays compte tenu de leur attitude de soutien aux Sous-officiers de l’armée patriotique rwandaise qui ont aussi opté pour une appropriation par ces Tutsis de ressources minières appartiennent à l'État congolais (Nations Unies, le Rapport du Panneau d'experts, 15).
Ceci est intéressant en raison du fait que dans presque toutes les guerres africaines, on peut remonter la mèche à partir d’activités économiques d’une rébellion établie jusqu’au sommet des sociétés multinationales occidentales (Dena Montagne, 2002). Cela confirme deux faits : Premièrement, les institutions internationales agissent au nom des pouvoirs néo-colonialistes. Deuxièmement, ces sociétés multinationales ont peu à dire à propos de la paix en Afrique. Cela indique que l’établissement d’un soutien occidental à un groupe et la raison du refus de ce genre de soutien à l'autre groupe peut expliquer les processus néocoloniaux. Cette approche semble admettre le fait que la méthode occidentale est simplement de créer ou d'endosser une élite ethnique qui permet à l’occident de diviser les Africains pour perpétuer leur autorité en Afrique. Ceci indique également une relation établie entre les conflits ethniques africains et leur origine occidentale. Certains illustres théoriciens ont soutenu cette notion en suggérant que les conflits ethniques sont caractérisés par des actions néocoloniales (Hebblethwaite, 1994; McKinley, 2001).
Référence
- James C. McKinley, The world, church and state, the seeking complicity in genocide, the New York Times, June 10, 2001.
-Global Finance, June 1997.
-Hebblethwaite, P, Rwanda and Burundi, says Hasting, are the two most Roman Catholic nations of Africa and the most bloody, National Catholic Reporter, June 3, 1994, pp11.
-Montagne, Dena, Stolen goods, coltan and conflict in the DRC, SAIS Reviews, Vol, xxii, No1, Winter-Spring 2002.
-United Nations, Report of the Panel of experts, 7 and 15.
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