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Relations défectueuses entre l’Etat congolais et ses Citoyens.
Sage Ndelele, Kincongoinfo, 10/02/2010

L'État congolais a généralement une structure institutionnelle dont la fonction primaire et distinctive semble n’être pas la maintenance de l'autorité dans son unité territoriale. L’état congolais semble avoir même perdu la marque de la revendication d’une autorité susceptible d'exercer un monopole de coercition légitime dans ses unités. Il ne se concerne plus de la bonne gouvernance, du respect de la législation et de l'application de la loi. La société congolaise se débat pour retrouver sa traditionnelle forme de cohésion et de coopération, mais en vain. Les classes sociales, les entreprises économiques, les partis politiques, les groupes d'intérêt, - cette liste qui est évidemment loin d'être exhaustive, non seulement symbolise la souffrance de la nation congolaise, mais elle fait comprendre la complication dans laquelle la douleur contemporaine de la RDC se perçoit.
Cette analyse suggère que la nature du rapport entre l’état et ses citoyens devrait nécessairement impliquer un élément de bienfaisance et non d’asservissement. Pour d'ailleurs comprendre la nature de l’asservissement congolais, il est nécessaire de regarder les fonctions que notre état réalise et la façon dont elles sont menées sous ces différentes lacunes :
L’état congolais ne remplit pas ses sept fonctions fondamentales et centrales à chaque :
1. Il n'y a pas une protection effective de l’intégrité territoriale,
2. Il n'y a pas une maintenance dure de l'ordre public,
3. La protection de la population congolaise n'est pas bien soutenue par l'Etat parce que toutes formes de propriété acquise est en risque.
4. La disposition des moyens pour régler les conflits dans le cadre de la loi n'est pas absente mais insuffisante.
5. Il y a une faiblesse dans les règlements de relations étrangères (y compris, avec le Rwanda).
6. L'aide dans le domaine du commerce intérieur, et des prélèvements de taxes n'existe pas.
7. Il y a une rupture de communication entre l'Etat et son peuple.
Un des développements les plus contemporains dans les fonctions de tout Etat a été la réclamation des droits économiques et des avantages des citoyens. Le comble en est que les programmes sociaux d'aide , qui ont apparu dans presque chaque pays du monde, sont inexistants en RDC. La conséquence est double : d’une part cela impose une sorte de défaillance nationale dans la prévention de la pauvreté mais aussi cela aboutit à l’évanouissement de la protection de l'individu et de sa famille. Et c’est bien là un déclin des droits humains, qui se manifeste infructueusement par rapport aux questions économiques et sociales fondamentales. Les effets de ces lacunes seront certes subis à long terme, probablement parce que les gens perdront leurs habitudes du travail et leur productivité indispensable pour leur propre existence.
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