La réhabilitation des procédures de la sorcellerie se présente actuellement comme une conception moderne pour faire marcher un développement plutôt défectueux du continent africain. La théorie de la renaissance africaine, bien que parlant peu de la culture de la sorcellerie, devrait bien reconnaitre combien il est difficile de séparer la culture moderne de la sorcellerie. On sait que le développement africain qui est ici compris culturellement comme un produit socialement productif ne doit pas se passer de perspectives de la sorcellerie. C’est pourquoi, il est essentiel, désormais, que notre attention sur la sorcellerie soit délibérément considérée indissociablement des procédés sociaux délicats de développement du continent noir. Les critiques sur les procédés de la sorcellerie dévoilent que, la clairvoyance magique ne peut pas suffisamment fournir les éléments essentiels pour le progrès des hommes. Compte tenu de ces critiques, on peut dire que même si la sorcellerie est conforme aux normes africaines de la vie traditionnelle, elle ne doit pourtant pas être considérée comme étant conforme aux normes modernes de la vie.
Il semble que si la structure de la sorcellerie africaine est réduite, l’homme pourrait mieux vivre, et peut-être mieux se développer culturellement. Actuellement, le développent de la sorcellerie semble agir en détruisant progressivement les expressions ultimes de la conception du rationnel humain au profit des forces destructrices et incontrôlables des croyances occultes. La réduction de la sorcellerie serait de ce fait la condition sine qua none du développent humain. Ceci dit, la raison du refus de la sorcellerie est simple : on doit agir pour la modification normale de la structure socioculturelle et surtout dans le cadre des systèmes occultes pouvant résulter sur le maintien d’une culture archaïque pouvant mener à la ruine, tout un continent. De cette façon, lorsqu’il y a des possibilités pour que la sorcellerie élémentaire soit déstabilisée à partir des processus modernes, c’est la culture qui ainsi progresse dans de bonnes conditions sans récuser l'idée de l’essor humain. Dans cette conception, la sorcellerie doit être considérée comme pouvant mettre la société en danger par la reprise des conceptions culturelles révolues. Il faut dire qu’en embrassant des hypothèses magiques, le continent africain est souvent inspiré par l’ignorance des cultures traditionnelles. Pensez que les cultes de la magie noire ne peuvent que rarement nous apporter le soutien dont on a besoin pour se développent en tant qu’hommes, et ainsi on ne peut pas acquérir le standard d’une vie acceptable. Qui peut remettre en cause la notion selon laquelle les pratiques de la sorcellerie ont soumis les Africains à des comportements malfaisants, lesquels sont garnis des processus irrationnels promptement inconvenants ? Il n’est pas aujourd’hui erronée de prétendre que la sorcellerie est l’un des maux qui nous rendent incapables de résoudre des problèmes complexes du continent africain.
De cette façon le problème de la sorcellerie doit être associé à la nature des individus qui deviennent fortement liés à des comportements préjudiciables souvent incompatibles avec la perfection socioéconomique, culturelle ou politique. Ceci dit, vous remarquez en effet que la faiblesse africaine, pourrait être certainement liée à des vulnérabilités culturelles et occultes. Cette faiblesse est d’ailleurs la cause de l’immobilisme de nos systèmes traditionnels, politiques, sociales et économiques. Le concept d’immobilisme culturel est ici considéré comme un problème sérieux qui doit être formellement lié au sous-développement. C’est la structure traditionnelle de nos cultures qui empêchent le fonctionnement correct du continent en raison de la sorcellerie et de son archaïsme occulte. On sait que les effets de la pratique de sorcellerie peuvent par exemple être infligés sur l’homme et sur son développement par le biais de totems, des gris-gris, et autres fétiches qui eux-aussi ne représentent que notre archaïsme. Il faut donc faire évoluer les paramètres traditionnels en leur offrant des équivalences vis-à-vis de la modernité. Je voudrais rappeler ici que la modernité n’est pas le refus de la culture traditionnelle, c’est plutôt le déni du refus de l’actualisation ou du renouvellement de la culture. Comment peut-on résoudre les problèmes modernes et majeurs de notre continent en nous basant sur les procédés archaïques ?
Vous remarquez que la solution africaine est loin d’être retrouvée si l’Afrique s’obstine dans sa culture sorcellaire alors que celle-ci est visiblement son problème le plus fondamental. Ceci dit, la solution contre la sorcellerie est loin d’être des accusations contre les présumés sorciers, ou leur exclusion sociale. La bonne façon de régler le problème africain de la sorcellerie, c’est d’accepter que son concept de mal n'est pas du tout créé par les présumés sorciers, mais que ce concept maléfique est plutôt le produit de la persévérance de nos réseaux culturels archaïques. Je parie que la société africaine pourrait toujours rester clouer sur ses pratiques sorcellaires même si l’Afrique massacrait tous ses sorciers. Pourquoi ? Et bien la culture qui fabrique des sorciers en produira davantage. Dans l'univers de la sorcellerie, les gens sont fortement identifiés comme ayant des comportements immoraux et cloués sur les réseaux culturels archaïques. C’est ce conservatisme culturel qui est à l’arrière-plan de la popularité de la sorcellerie et ipso facto de la motivation du mal par excellence. Le conservatisme culturel est en conséquence une preuve pour confirmer le fait que les croyances en sorcellerie ne peuvent qu’être stimulées à partir de nos traditions archaïques. Ceci explique comment les tendances archaïques sont plutôt basées sur la clairvoyance au lieu d’être fondées sur la création des connaissances scientifiques et technologiques. La vérité ici est que les traditions sorcellaires sont non seulement destructrices de la connaissance de l’homme, mais elles sont également repousseuses du développement africain.