La souveraineté de Kabila est-elle opposée à la légitimité des études et des expertises de son gouvernement ?
SAGE, 10/12/09
Le concept d'étude et d’expertise a toujours été préalable aux projets gouvernementaux. Ce dernier temps, il a été mis en cause par le président Kabila dans la mesure de la lenteur et du retard sur la réalisation des travaux déjà programmés dans le domaine de ses cinq chantiers. Il est clair que ce qui est en question ici est très différent de l’idée moderne d’un état.Il me semble ainsi erroné de considérer la nature des travaux hâtifs comme l'aspect sur lequel il faut baser des compétences, et que le fait de décommander l’expertise ne devrait surtout pas être acclamé comme l'objet le plus important dans le bon déroulement des projets de l’état congolais. Pour obtenir une bonne idée des projets, l’objectif de l’étude et de l’expertise doit être nécessairement permanent dans notre appareil conceptuel. La conception dans laquelle le gouvernement attendait initier ses travaux avant l’intervention du président de la république congolaise, Monsieur Joseph Kabila était familier de celle de tous les états, comprise dans l’ordre chronique et chronologique des évaluations profusément basées sur la substance des travaux.Ce que les gens ne comprennent pas c’est le fait que le retard des travaux est pourtant actuellement indexé dans une vision politicienne à propos de l'influence des élections prochaines.La prise de conscience de Kabila ne semble pas du tout progressive, elle est brusque, beaucoup plus tardive, disons qu’elle arrive alors que son mandat touche presque à sa fin.Aujourd’hui, ce nouveau type de précipitation des travaux préconisés par le chef de l’état émerge comme son ultime concours pour conduire à la recherche d'un moyen approprié permettant de remédier à ce traditionnel phénomène d’études et d’expertises du gouvernement.La question qu’il faut se poser est la suivante : le gouvernement a-t-il vraiment une présence décisive pour les travaux nationaux indispensables ? En dehors de Kinshasa, il a été remarqué que l’apport de l’état dans la reconstruction est minime si pas presque inexistant, ce qui impose au chef de l’état une pression intolérable de la part des personnes ambitieuses, pendant que le pays se prépare à aller aux élections.Ce qu fait que, devant les sénateurs et les députes, Kabila Kanambe s'embarque sur des accusations, donnant ainsi de façon malhonnête la faute aux autres, et sa bête noire ici étant tout simplement son premier ministre. Je pense que le temps où on jetait individuellement les pierres à une personne est révolu, c’est désormais à toute l’équipe, laquelle est entrain d’échouer, y compris lui-même, c-a-d le chef Kabila a qu’il convient d’émettre des condamnations. Kabila doit être brave pour les accepter de sa part, puisque c'est sa part dans la responsabilité des incapacités pour faire avancer ses cinq chantiers, et pour cela, il doit le reconnaitre volontairement et honnêtement devant tout le monde.Au lieu que de s’orienter vers une nouvelle invention des discourspoliticiens qui ne veulent pas prendre à égalité les critiques de son impuissant programme en faisantcroitre ses critiques centralisées comme élément de taille dans le développement de l'État-nation congolaise moderne, Kabila devrait encore penser deux, trois, ou quatre fois. Car, ce n’est pas ce comportement tricheur qui empêcherait l’enracinement des unités politiques indépendantes pour lui faire mouche le moment venu. Et bien la souveraineté de Kabila doit être contestée afin de faire valoir la légitimité des études et d’expertises pour faire sauver notre pays.